sur le bas-côté, une aire de quiétude

juin 2018 / vers la pointe du Minard

Je voyais les humains aux yeux écarquillés
et le voile qui efface les bonheurs
Une course désespérée
et la branche du nid
qu’on tronçonne sans vergogne

Inaudibles les mots
Tus les mots

Sur un bas-côté
entre asphalte et épineux
elle viendra à nous
l’aire de quiétude
et on s’y retrouvera

Tu plisseras les yeux
aucun soleil pourtant
et au singulier de mon langage
tu me reconnaitras

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publication

Sur la route une borne
telle une entorse faite à la résignation
J’avais laissé là
avec l’incertitude qui sied au geste
une partie de moi
Et voici inscrit ici
la modeste obole

L’appel à écrire de Daniel Brochard a résonné en moi. Sa forme, l’interpellation et l’engagement.
J’ai plaisir à partager avec vous ma première participation à une revue, qui de plus fait sens pour moi.
Une revue fragile qui a besoin d’être soutenue.

La route etait délicate
et nous manquions de cette délicatesse
qui embellit les
âmes
Aussi nous réprimes la route

petites fugues et alinéas / rendez-vous manqué

La vidéo qui suit répond au texte du post précédent. Il ne s’agit pas d’une interprétation mais d’une expérience visuelle construite avant le texte. En introduction on trouvera des extraits de ce même texte, avant la vidéo à proprement parlé. Les images ont été prises en caméra embarquée, début avril. Le parti pris d’un flou esthétique répond à la nécessité d’un respect du droit à l’image et à celui de servir le propos.
Durée 5mn30

la vague les emporte

Particules transfrontalières
nous franchirions
regards tendus vers les brumes d’horizon
les limites devenues invisibles

Je demeure ici ou là
dans de multiples asiles
le curieux par nature
l’évadé de la cage
le franchisseur de clôtures

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Une procuration

L’avancée des falaises
s’invitait sur le lit des sillons
C’était l’heure de l’oblique
des ritournelles de nuages annonciateurs
leurs transes par dessus les lignes de crête
des dernières douceurs du jour
Et la pénombre s’immisçait…

A suivre une vidéo poétique de 2 minutes, faite dans l’instant.

Petites fugues et alinéas / Parfum de liberté

Cette vidéo « expérimentale et poétique » mise en ligne fin avril 2020 avait à l’époque subi les vicissitudes d’une connexion défaillante.
Un an plus tard le propos est toujours justifié par les circonstances et la connexion en pleine forme.

Par l’un de ces hasards dont regorge la création, elle est la suite logique du texte posté il y a 3 jours « au bleu du ciel son rire déployé ».
Relookage en mode HD et nouvelle bande son pour une présentation réactualisée.
5 minutes de vivifiant et le piano de Chopin.

Merci pour votre visite.

Petites fugues et alinéas / il est des contre-allées ou l’on se risque à contre-sens

La vidéo qui suit dure 8 minutes. Pour qui surfe sur le net c’est presque long. Alors ouvrira ou ouvrira pas…
Quelques indices toutefois et auparavant.

Petites fugues et alinéas est un espace expérimental et incertain, à la croisée d’une poésie visuelle et d’une narration onirique, dans le quel symbolique et réalité fusionnent dans un montage méticuleux.
Cette réalisation tente un pas de plus vers un constat. J’ai bien dit tente.
J’ai passé trois moments le long du cours de la Libération et au départ du Jean-Jaurès à Grenoble, courant février, pour faire des photos et filmer. L’heure, le début d’après-midi renforce l’impression de vide humain qui émane des images. J’ai conservé cette sensation, cherchant ce qui m’interpellait et témoignait d’une ville en métamorphose, d’une société rendue
morcelée par le covid dans un quartier périphérique du centre . Un quartier qui bien que je le connaisse, ne m’est pas familier. Un quartier sans vie visible d’une après-midi ordinaire
Un texte, sorte de contrepoint décalé, d’une minute trente, introduit les images qui suivront.

Se laisser porter…
Bien entendu, vos réflexions seront les bienvenues.

Merci pour votre visite.
(pour une meilleure lecture cliquer sur viméo)


dépose minute 1

ne vêtir l’esthétique de ce buffet d’aucune nostalgie d’aucune sorte / en songe un couloir les murs s’ouvrant à l’inconscient offrent l’insoupçonné dédale / les vêpres de claudio numéro 77 et la création de joseph numéro  155 / à chaque visite un rituel s’installait à base d’interrogations et aucune réponse apportée alors n’étanchait l’incompréhension / un siècle de tranches de vies réduit au millefeuilles de papier glacé imprimé en formats hétéroclites étroitement installé dans une boîte à chaussures le tout rangé sur l’étagère de l’entrée / encore hier tu n’habitais pas ici / formulaire de remboursement pour les spectacles annulés au mois de février / tu as oublié / un meuble posé de pièce en pièce au gré des vies et des départs qui traverse le siècle et trouvera place dans cette chambre juste à l’instant présent / est-ce cela l’esprit qui se dérobe / le six sirocco le sept neige ajoute à la confusion des sens / attendre toujours et quand la porte à l’imprévu s’ouvre savoir que je suis là sans même me voir/ ne laisser d’une existence que poussières au sol / il numérotait les boitiers en plastique / intrigué dans un demi-sommeil je m’avance dans le songe et du dédale dessine les portes /

skatepark 2019

dépose minute / texte qu’en une minute on lit / fragments de vies qui s’imbriquent / intrigues qu’avec le temps on dénouera ou pas

Interdit au public

Il est des actes qu’on a posé.
Les revendiquer aujourd’hui pour solder le compte.
Nous étions le 20 septembre 2021 . Fin d’un chantier.
Dix huit mois de travaux pour réhabiliter un ancien bâtiment communal.
Nous, des élus et des habitants, portions depuis quatre ans un projet pour relancer une dynamique de vie sociale dans le village : abriter l’école de théâtre, danse et musique, une salle de spectacle et une épicerie de proximité.
Un peu d’utopie durable .

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voguer (partie 2)

L’été dernier, entre deux fermetures de frontières, j’ai eu la chance (entre autre) d’être à bord d’un voilier, et de longer la côte novégienne entre Tromso et Trondheim. Retour en poésie visuelle sur ce voyage dans la vidéo qui suit.