petites fugues et alinéas / rendez-vous manqué

La vidéo qui suit répond au texte du post précédent. Il ne s’agit pas d’une interprétation mais d’une expérience visuelle construite avant le texte. En introduction on trouvera des extraits de ce même texte, avant la vidéo à proprement parlé. Les images ont été prises en caméra embarquée, début avril. Le parti pris d’un flou esthétique répond à la nécessité d’un respect du droit à l’image et à celui de servir le propos.
Durée 5mn30

Petites fugues et alinéas / Parfum de liberté

Cette vidéo « expérimentale et poétique » mise en ligne fin avril 2020 avait à l’époque subi les vicissitudes d’une connexion défaillante.
Un an plus tard le propos est toujours justifié par les circonstances et la connexion en pleine forme.

Par l’un de ces hasards dont regorge la création, elle est la suite logique du texte posté il y a 3 jours « au bleu du ciel son rire déployé ».
Relookage en mode HD et nouvelle bande son pour une présentation réactualisée.
5 minutes de vivifiant et le piano de Chopin.

Merci pour votre visite.

Petites fugues et alinéas / il est des contre-allées ou l’on se risque à contre-sens

La vidéo qui suit dure 8 minutes. Pour qui surfe sur le net c’est presque long. Alors ouvrira ou ouvrira pas…
Quelques indices toutefois et auparavant.

Petites fugues et alinéas est un espace expérimental et incertain, à la croisée d’une poésie visuelle et d’une narration onirique, dans le quel symbolique et réalité fusionnent dans un montage méticuleux.
Cette réalisation tente un pas de plus vers un constat. J’ai bien dit tente.
J’ai passé trois moments le long du cours de la Libération et au départ du Jean-Jaurès à Grenoble, courant février, pour faire des photos et filmer. L’heure, le début d’après-midi renforce l’impression de vide humain qui émane des images. J’ai conservé cette sensation, cherchant ce qui m’interpellait et témoignait d’une ville en métamorphose, d’une société rendue
morcelée par le covid dans un quartier périphérique du centre . Un quartier qui bien que je le connaisse, ne m’est pas familier. Un quartier sans vie visible d’une après-midi ordinaire
Un texte, sorte de contrepoint décalé, d’une minute trente, introduit les images qui suivront.

Se laisser porter…
Bien entendu, vos réflexions seront les bienvenues.

Merci pour votre visite.
(pour une meilleure lecture cliquer sur viméo)


petites fugues et alinéas (2), 29 avril 2020

L’homme à la barbe poivre et sel a parlé.
Que n’a t-il pas dit.
Dans le même temps, on ne sait combien de décès, de malades, d’épuisés, de désespérés chez ceux qu’on nomme « personnel soignant ».
Dans le même temps lâchez les fauves
Dans le même temps nos aspirations placées sous l’oreiller.

un silence

long

Aux injonctions contradictoires
j’oppose le temps qui s’écoule
les images d’évasions passées
à pied à bicycle en voiture
et ce qu’aujourd’hui je peux en raconter

(avec une qualité supérieure quand le débit internet retrouvera sa sérénité)

 

 

Petites fugues et alinéas / au juste, créer, qu’est-ce ?

Le Festival « Place Libre » d’Art dans les rues, dont je suis l’un des électrons actifs, installe cette année, en préambule, la question suivante:  au juste, créer, qu’est-ce ?
Une incitation à écrire, inscrire nous accompagne durant le festival…
Celle -ci ne pouvait  laisser indifférent l’ami artiste qu’est Joffroy Maicho, qui  proposera une installation éphémère et participative pendant la journée de dimanche : « ce que dit la palissade ».
Mais auparavant, un court montage tout frais sur le sujet, qu’on pourra peut-être voir dans l’installation, si tout va bien, si Joffroy veut bien, si…si….

petites fugues et alinéas / tuer une heure est-ce mourir un tout petit peu ? 1

Aujourd’hui les pinceaux me désertent. C’est ainsi.

 

Le premier d’une série de clips réalisés dans l’immédiat, à partir d’images prises pendant un temps précis (1 heure) à perdre dans un endroit imposé (celui où je me trouve précisément durant cette heure à perdre) parce que je n’ai pas d’autre possibilité d’être ailleurs que là où je suis à cet instant là.

Une déambulation sans intention, sinon celle d’aboutir à la destination suivante.

Le 24 mars 2014, nous sommes au lendemain des élections municipales, qui voient ceux qui ferment les portes, confondent bleu et brun, arrimer leur bâche sur les villes de France.

Et je tue une heure.

 

https://vimeo.com/90166126