les temps sont durs pour les enfants de la balle

Je poste de nouveau une courte (5 mn) vidéo réalisée en 2019.
Elle a été réalisée à partir d’images prises lors des festivals de Chalon dans la rue, d’Alba la Romaine, Place Libre dans mon village, entre 2015 et 2018.
Une pensée aux compagnies d’art vivant qui voient l’été s’assombrir.

Etre ici et nulle part

Ce matin là le ciel se déleste
Hors, le regard fouille l’opaque
En, rien dans les lignes du quotidien n’offre des ailes
Même Jean Sébastien peine à chasser le sortilège

Ainsi serions nous hères et pantins
affectés au minimalisme
aux tâches et soumissions
dans l’impuissance d’offrir nos corps à la chose publique
sans risque d’altérer notre bien-être
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Voguer

Un nouveau récit de voyage commence
Quel voyage ? Où? Qu’importe.

Le voyage comme un miracle en temps de covid.
Le voyage où l’Ancre Nomade prend tout son sens. Ni sens des aiguilles d’une montre, ni boussole.
Le premier chapitre qui me vient
, d’instinct, est une restitution d’un carnet de croquis commencé à bord du voilier, tandis que nous avançons sur l’eau. Un carnet qui se prolongera plusieurs jours après le retour. Comme si le mouvement des matières avait imprégné le corps tout entier, entrainant le dessin, de mémoire. C’est ce que je présente ici dans une courte vidéo de 7 minutes

19 avril , ne plus être là haut / la montagne « intérieure »

A force de raisonner un espace restreint
d’observer la proximité de la proximité
s’installe une autre approche de la géométrie des matières
La pensée fuit l’immense
cherche dans des mouchoirs de poche
l’arrangement qui émeut

Mais !

J’étais un parcoureur de cimes
De celles là qui nous aspirent
et qu’on retrouve d’instinct
quand la proximité des cieux
emporte toute autre considération

Du manque de ce vide
je m’échappe vers d’autres monts
inconnus
sur lesquels personne ne s’est aventuré.

6 avril 2020 qu’importe l’heure : comment est-ce tout là haut quand il n’y a personne ?

Les jours défiant toute volonté
d’inhabituelles habitudes
emplissent leurs quartiers
On ne trouverait donc ici aucune matière à l’ennui ?
La vie réelle résiderait-elle dans cet appel d’air
lorsque l’urbanité de notre existence s’efface enfin
Mais
me rétorquera t-on Lire la suite

ce que dit la palissade / jouer le jeu

Dans le rapport acteur/public, qui est qui? Les spectateurs ne sont-ils pas aussi joueurs pour se prêter au jeu dans lequel les engagent, l’espace d’un instant, ceux qui s’exposent.
« Ce qui dit la palissade », dans la continuité de « au fond, créer, qu’est-ce donc ? » interroge sur ce qui engage dans sortir de soi, pour enfiler le costume d’un autre.
Le dispositif essaye une ébauche d’une frontière finalement imprécise entre le public et la scène, incite à franchir la ligne.

Petites fugues et alinéas / au juste, créer, qu’est-ce ?

Le Festival « Place Libre » d’Art dans les rues, dont je suis l’un des électrons actifs, installe cette année, en préambule, la question suivante:  au juste, créer, qu’est-ce ?
Une incitation à écrire, inscrire nous accompagne durant le festival…
Celle -ci ne pouvait  laisser indifférent l’ami artiste qu’est Joffroy Maicho, qui  proposera une installation éphémère et participative pendant la journée de dimanche : « ce que dit la palissade ».
Mais auparavant, un court montage tout frais sur le sujet, qu’on pourra peut-être voir dans l’installation, si tout va bien, si Joffroy veut bien, si…si….

légèretés

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Merci aux amis de StBé en Fête d’avoir organisé l’évènement « fête de la neige ».
Ce jour, j’en fais émerger quelques « légèretés » agréables aux rétines.
Merci à Nathalie pour le coup de main pour l’installation du « voile »(le retour). L’igloo coloré est made in StBe en Fête, les bulles sont de la Cie Luluberlu et je ne retrouve pas le nom des propriétaires des pieds.