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sous l’épaisseur du ciel retombant

14/08/2022 rentrer le linge

Il me faut à l’insolite déposer l’attention
Longtemps l’éclatant sur la désolation
et les yeux d’usage plissés
Tant de jours de manque ou d’excessif
Tant de jours sans ce bruit sur la tôle
et du radieux une chape qu’à force
résigné on accompagne
la somnolence qu’on repousse d’un geste de la main
quand on voudrait sur la ligne poursuivre


Il faut à l’insolite déposer attention
C’est dès l’aurore une ombre ténue
une nuée de bleu obscure
D’ici mon regard fouille la rouille de l’enclos
(promesses de mai au sec résolues
fin des haricots et courgettes en sursis)
trace le fouillis des feuillages
fruitiers à l’embonpoint bonhomme
oasis de répit
et la terre en dessous déshabillée
avide et tendue

Une ombre ténue
Le bleu noircit envahit et oblige
L’ampoule incongrue du matin
éclaire un jour en fuite
La terre de cet orangé
sous l’épaisseur du ciel retombant
à peine se désaltère
gorgeant d’une étrange lueur
refouloir de tout ce soleil enfoui
l’air jusqu’à l’enroulement des cieux
là où les cimes de brumes se recouvrent

Puis une sourde vibration
un écho encore retenu
et sur le soupir d’aise
cette intranquillité qui à la pente
résiste


2 réflexions sur “sous l’épaisseur du ciel retombant

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