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la saveur des confitures de si peu

mars 2019 / street art

Ainsi adviennent les aurores bancales
quand des songes
pouls et part d’intranquillité
cernent les heures de paille
sens altérés et souffle court

Aux oreilles les vents confus
Rien n’atteint plus le cœur
Et les portes se ferment

Oh éteindre dans les lèvres
tant de paroles de circonstance
qu’on habille comme pour fête
par une telle élégance
engoncées
Oh éteindre dans d’autres lèvres
l’outrage fait au langage
des phrases sans fondement
leur vulgarité crasse

Tu cherches à présent
l’encoignure où germera
le poème natif de l’inconscient
Celui qui dénude l’âme de l’Homme
raconte le récit originel
de toute chose la raison

Mais tu sais qu’elle n’éclora pas tantôt
la fleur aux éclats de vérité
Si peu de fracas pour interpeler la déraison
quand se consent le viol de la pensée
Maîtres de ballet tout de mépris
balayant et piétinant les préceptes d’humain
A la dignité opposant la pire infamie
celle de jeter l’Histoire dans des frusques de souillon

Ainsi adviennent les aurores bancales
sièges de silence et de soumission
Liens désagrégés  
Vois ces frères de sang
le grain de peau
qu’au tamis de la misère
on filtre sans vergogne
Et vous visages pâles aux senteurs de miel
vos paillassons de bienvenue
(publicité mensongère)
l’inconscience à la boutonnière
asséchant votre cœur comme terre de juin
yeux fermés sur les coupables avérés

Rien n’interpelle la déraison
quand aux issues de secours
à ceux qui les bâtissent
on fait un pied de nez
noyant la rose des sables sous un long jet d’urine

Tu regardes dans le bleu du ciel
t’égare à ce qui fit
de tes aspirations les beaux jours
Cherche à y puiser les racines du sens
et dans le dédale
retrouver les gestes qui nourrissent
la saveur des confitures de si peu
ce qu’on suppose cueillir sur les contre-allées
les sourires sans masque
la fluidité des gestes
tout ouvrage en cours
quand on abandonne enfin
ce qui toujours s’échappera

St Bé le 24/06

13 réflexions sur “la saveur des confitures de si peu

  1. Cher Jean Marc,
    Ton poème m’a attiré et je l’ai traduit. Passe une bonne soirée.

    Sapore delle marmellate del così poco

    È così che arrivano le albe incerte
    quando i sogni
    polso e parte dell’inquietudine
    accerchiano le ore di paglia
    i sensi alterati e respiro corto

    Nelle orecchie i venti confusi
    Niente più tocca il cuore
    E le porte si chiudono

    Oh spegnere sulle labbra
    le tante parole di circostanza
    di cui ci si veste come per una festa
    con una tale eleganza
    infagottati
    Oh spegnere su altre labbra
    l’insulto fatto alla lingua
    da frasi infondate
    la loro sporca volgarità

    Tu che adesso cerchi
    l’angolo dove germoglierà
    il poema nativo dell’inconscio
    quello che mette a nudo l’anima dell’uomo
    racconta la storia originale
    la ragione di ogni cosa

    Ma sai che non si schiuderà presto
    il fiore dai lampi di verità
    Così poco rumore per interpellare l’irragionevolezza
    quando si acconsente allo stupro del pensiero
    Maestri di balletto pieni di disprezzo
    che spazzano e calpestano i precetti dell’umano
    Alla dignità opponendo la peggiore infamia
    quella di gettare la Storia negli stracci sporchi

    Quindi arrivano le albe incerte
    sedi di silenzio e di sottomissione
    legami disaggregati
    Guarda questi fratelli di sangue
    la struttura della pelle
    che al setaccio della miseria
    si filtra senza vergogna
    E voi volti pallidi al profumo di miele
    i vostri zerbini di benvenuto
    (pubblicità ingannevole)
    l’incoscienza all’occhiello
    inaridendo il vostro cuore come terra in giugno
    occhi chiusi sui colpevoli accertati

    Niente sfida l’irragionevolezza
    quando alle uscite di emergenza
    a chi li costruisce
    lo si prende in giro
    affogando la rosa del deserto sotto un lungo getto di urina

    Tu guardi nell’azzurro del cielo
    ti perdi in ciò che fece
    delle tue aspirazioni giorni di sole
    Cerchi di trarne le radici del significato
    e nel labirinto
    trovare i gesti che nutrono
    il sapore delle marmellate del così poco
    cosa che supponiamo cogliere nei contro viali
    i sorrisi senza maschera
    la fluidità dei gesti
    qualsiasi lavoro in corso
    quando finalmente si abbandona
    ciò che sfuggirà sempre.

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