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à la surface du monde, un chuchotement baroque

24/05/2022 l’infini existe donc

Dans l’immédiat seuls les moutons
Noirs
Un désordre pour pâture
le voisinage d’un étal laissé aux marguerites
laissé aux genets flamboyant
et partout ce rien qui te distend

Étendues d’infini
déposées aux embrassades des bourrasques
aux embrasements aux rigueurs
et enfouies
soudain disparues
les eaux en quête perpétuelle d’assentiment des roches
de langueur et d’apesanteur
les lits insatisfaits et millénaires
au vent désorienté
aux parades amoureuses des reinettes
aux chants d’oiseaux
aux grappes d’humanité


Reste à la surface du monde
cet à peine que les sols permettent
Ici rouge
égarée dans l’hirsute
est la terre du labour
Rien ne présage l’existence
si ce n’est à perte de vue le clôt des territoires

Tu es au Causse revenu

Tu fouilles de l’insolite
des murs des courbes et du désert
l’attendu d’une relique
On voudrait de la pensée retrouver le boisseau
la plume du vautour et des épineux l’accent
et la peau s’étrécit
le toucher de l’œil se voile d’un tulle opaque
et
Rien
Oh rien qu’un frémissement de l’âme
et te parviendraient ces chuchotements baroques
Désordonnés
Deux trois bribes de sable et de poussière
inscrites sur des foins fauchés frais
un présent à dévoiler caresse après caresse
le mystère de notre insignifiance
L’éternité offerte sur le repli des jours


4 réflexions sur “à la surface du monde, un chuchotement baroque

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