forcément 10

19/01/22 Hautes combes

Jusqu’à quand ces clameurs
pour habiter le vide
Les ronds de jambe
les culs de poule
qu’entre-soit en boucle on repasse
yeux et sourcils circonflexes
pour l’envolée finale
et les bien-entendu

Crois-tu qu’aux fenêtres sans lumières
des granges que l’hiver déserte
les ombres s’égosillent

Aux combes les songes
qu’au secret une rage jamais éteinte
couve
Au giron de ton col
la bouche
(Du tissu
les bourrasques de Nord profitent des moindres interstices qu’on leur livre)
tu marmonnes de chacun de tes gestes
Peut-être n’entend-on rien
Juste l’air traversé par la glisse
qui enfle tes pensées

Tu marmonnes te dis-je
ton pas de deux entendu sur la trace
et ta geste racontée par ton double fidèle

Les ombres des fenêtres sans vitre
te railleraient de tant d’éloquence
Forcément parait simplet
qui au vent
raconte sa vie

Aux combes la solitude des douceurs
que les rigueurs d’une saison obligent
Et tes paroles
à leur symbolique rendues
se fondent dans l’éther

19/01/22 Entre Coironne et Borne au lion

4 réflexions sur “forcément 10

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