forcément 8

2019 / hier les crêtes

Au duvet du matin
entre entrelacs et aléatoire
les branches offertes à l’espace
Le ciel se refusant à une autre clarté
tu absorbes les pâleurs sans nuance
essaimant des yeux
les poussières de sommeil

Hier les crêtes t’ont déployé les ailes
et tu gardes au cœur des fibres
bonheur d’y avoir touché le ciel
et fatigue des heures de maraude

Forcément les ans retiennent les élans
et plus souvent que voulu
tu regardes d’ici replis et audaces des rocs
A trop frotter son souffle aux sirènes
on ne sentirait plus de l’ivresse le goût
et il est à portée
des odeurs subtiles
qui méritent l’attention

Au rayon qui brave les nuées
marquant sur la veinure du châtaignier
le jour qui s’installe
des mots simples s’empilent
De ceux qui ne rebuteront pas
passé la deuxième ligne
quand de la brume du poème
s’insurge le lecteur
au seuil déposé et n’osant plus frapper
Forcément
ce que raconte l’âme intrigue le visiteur
et du dialecte si peu d’indices

La page s’effaçant
et la voix qu’on entend
les traces dans la neige
et la voix au bout s’élevant

Juste se faire léger pour ne pas s’enfoncer trop
Venez

Une réflexion sur “forcément 8

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