forcément 7

09/01/22 qui du chien ou de l’homme promène qui

Aux caprices des saisons
tu dénoues tes os d’une douleur tue
L’an succède à l’an
et se répètent à l’identique
les gestes sans dorure
qu’on fait sans y penser
Les mues
en lisière abandonnées
et aux illusions le couvert des braises

Sur les lignes des pavements
d’une pirouette encore
tu esquives la marche des rayons
Au carreau t’évapores

Sur l’ubac tes traces recouvertes
la piste qu’on devine
Sous la gangue
sur le fil les pinces oubliées
retenant tes émois

Un ciel que plombe les corbeaux
leur vol grossier et carnassier
et la piste qu’on dénoue
Sur le fil
tu ôtes l’insensé de tes rimes
Au vol des corbeaux
les croassements scélérats
la dignité des faibles piétinée
ton flanc pour tout mépris
et tes mots sous le couvert des braises

Ne les regarde pas
ces vautours-là
leurs yeux cerclés de fin et d’ors
qui d’un tel artifice
empêche qu’on sonde
de leur âme
le fond sombre et sinistre

Leur bouche disserte sous le couvert
couvrant de fientes le silence et la grâce
Vois la piste souillée
Forcément tu baisses l’échine
Ton flanc tanné
Esquisses des coups reçus

Et dans la combe maintenant désertée
répond l’écho d’une rumeur

Aux caniveaux
la morgue et la souillure
Viendra le diluvien
qui lavera nos flancs
Sur l’asphalte la brillance retrouvée
et des mots

la puissance originelle

09/01/22 décor ou réalité




5 réflexions sur “forcément 7

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s