ouest 10 (fin)

Oct 21/ Chantiers de l’Atlantique

Mille excuses
de l’issue
nous dérobent

J’interroge les traces
qu’en ordre dispersé
le couchant
de l’arrière dépose sur l’asphalte
Dès lors quitter une voie expresse
et d’instinct côtoyer le fleuve
qui d’un juvénile lit
aux méandres
vers l’orient s’évapore


Ici une coque de papier
négligemment livrée au cours
vers l’anneau et le quai
vers l’ouest s’en retournerait
aux grues et aux portiques
d’insolence raillerait
quelque voisinage insensé

transatlantiques et démesures
d’une époque à oublier
combien de gigantesques moulins de tôles
pour que la terre
de votre monstruosité accouche

Une foule silencieuse observe
l’intense interrogation


Et les corps
du champ de bataille
objecteraient enfin toute soumission

Assis devant le fleuve interminable
si frêle devenu
tu demanderas si de l’ermitage
le temps serait venu
A l’entrelacs du littoral
dans les filets de Job
déposé
Est-il venu le soir
de sa clé
d’en écrire l’alliage


Il en est des espaces
un defilé constant
et des âmes déposées
que retenons-nous


Et tenu le silence
les lèvres qui accompagnent
l’œil égaré dans l’asphalte
la perspective d’une ligne discontinue
de nouveau fusant vers le passé


De l’ermitage cette vaine quête

12/10/21 en Loire


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