ouest 6

28/09/21 Poulfoen?

Et sur l’ultime lande
les goélands rapaces
une brune bruyère
d’un été s’essouflant
et par delà la dune
en peine de certitude
la houle

Ligne de flottaison
d’un ciel en bataille
imperturbable
l’arc des chimères
Celui que racontent
ceux des chaluts
quand la marée
au havre les dépose

Là où la géométrie
t’offre son dernier littoral
ému tu dénoueras la route
les doigts posés à tâtons
parcourant à rebours
le liseré des jours

D’être de ce granite
résistance
Tenir haut le port et bravache
disloquer les menteries
Des puissants
étaler sur la grève
les preuves de leur indignité

Là où est l’anneau
Immobile
aussi loin que l’ouest te porte
tu aspires pour mémoire

Déjà tu te retournes
et aux ramages
leur courbe jusqu’au paisible
l’esprit se dissipe
t’offrant sur la rive du canal
la trace du méandre

Toutes eaux
toute source
toute embouchure
d’une unique matrice
Dans tes sacoches
un ermitage

28/09/21 Roscoff

Pour toute poésie faut-il livrer quelques clés ? Vaste réflexion. Néanmoins, dire que « méandres » et « ouest » constituent des carnets de voyage in situ, réalisés sur Android, lors d’itinérances vélocipédiques/camping, s’il n’éclaire pas le lecteur, flattera à minima l’audace et l’égo d’un voyageur vieillissant.

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