ouest 4

19/09/21 Pointe de Talud

Au murs blanchis de neuf
l’oeil décline le levant
Ici se faufile la route
qui dans l’étroitesse
t’engage
Longères de granite rugueuses
aux chênes nains opposant
un discret contraste
et un son sec au passage
glands soumis aux souffles marins
la route pour linceul

Au bout la jetée et l’anneau
et sur le flanc
les coques déposées
Au discret des marées
la fragilité
et à quai
le mythe du roi pêcheur
filets déposés

A poursuivre
sur une piste qui
à l’évidence se dérobe
des deuils du regard
l’énigme s’accommode
Caps dédales hospices
obscurs labeurs
Des éléments aux existences
le roc pour providence
la dune maintenant la distance
Confondus ou en devenir
dans une mémoire
qu’on chantournerait
au geste nomade des jalons
espaces de supposition

Enfle le ressac
compagnon du sommeil
quand s’approche l’équinoxe
Viennent-ils les jours de vigueur
des exclamations océanes
Farouches épopées
à l’écume qui bouillonne
rythmant l’attente

Entends
au loin
derrière les rideaux tirés
leur présence

Elles connaissent les sirènes
la faiblesse de l’homme
Et eux d’impuissance
fuyant le regard qui rend son verdict
les maltraitent et étouffent
Dos au glacial du mur
d’une mélancolie farouche
elles enflent la mélodie

21/09/21// Saint Guénolé

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