en retrait

Août 2020 / mer de Norvège

En boucle

quand la prétention
courtise de dociles oreilles
grignote l’espace commun

La petite mort des illusions

Les pensées déshéritées
leur ombre pour obsession

Voici passées les nuits
Béance des persiennes
La peau moite pour couche
et le mauvais sommeil
quand plus que de raison
l’air pèse

Est-ce ainsi
le temps du retrait
Les yeux grands ouverts
Aux tempes bat le cœur du monde
Aux œuvres délicates
se pansent les meurtrissures
Dans l’obscurité
les ouvrages de dentelle
tracent leurs fins vaisseaux

En boucle
l’argumentaire
quand la pointe dialectique
de l’hydre fait la peau

Le silence pourtant

Le sommeil enfin

A quoi servent ces songes
qu’entre deux quarts
l’esprit s’accorde
Un souffle une clarté  
et l’intime solution
si remisés à quai
dès l’aube ils s’engouffrent
tête basse en silence
dans de sombres impasses

Sans réponse de ma part
le doute à opposer

Du manque de mes mots
pour toutes fiertés
l’absence de carburant

Et les voici
agitation vaine et salive asséchée
en quête d’un fantôme

Août 2020 / mer de Norvège

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