Forcément (2)

Suivent d’autres matins

Le jour s’enlise entre ubac et adret
d’ordinaire l’épaisseur des nuées
A contenir l’heure
on s’attarde sur le liseré
Forcement entre chien et loup on s’égare
On sait dans le vide de l’attente
qu’un matin similaire
clés en main on a lâché l’affaire
Du deuil des illusions d’autres feront ripaille
tant pis ou tant mieux


Et sur la veine du bois
à présent voyager léger
Forcément on voit alors ce que supposent les fous

On écoute
Aux mots l’enclos du tissu
On prête oreille
L’écho sur les miroirs
Tête-à-queue tout en douceur
où d’impudeur se siffle entre les dents
un soupçon de malice
On écoute
Interprètes ou faux devins
L’imposture ou la sincérité
à quel saint nous vouer

Patienter encore
Forcément passent les saisons
L’esprit tâtonne
aux gens dénude les lèvres
d’un regard leur fait l’aumône
et du souffle du silence se contente

A propos de l’écriture
Ceci est une tentative d’imbrication d’un texte dans le précédent. Couche par couche, repasser, fouiller le propos…A suivre.
A propos des photos
Je retravaille et retravaillerai ici des photos prises entre 2013 et 2016, à Lisbonne, Porto, puis d’autres villes d’Europe. Une nostalgie peut être d’un temps moins contraint.

2 réflexions sur “Forcément (2)

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