Forcément (2)

Suivent d’autres matins

Le jour s’enlise entre ubac et adret
d’ordinaire l’épaisseur des nuées
A contenir l’heure
on s’attarde sur le liseré
Forcement entre chien et loup on s’égare
On sait dans le vide de l’attente
qu’un matin similaire
clés en main on a lâché l’affaire
Du deuil des illusions d’autres feront ripaille
tant pis ou tant mieux

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loin des rumeurs des caddies

Au furtif des silhouettes
les trottoirs dérobés
la solitude des parvis

Des salles obscures
rien ne filtre
Sur leur miroir terni
le blanc d’une page
Au vol des mots dont on devine le vide
et on passe son chemin
le regard rendu à d’autres abandons
L’innocence d’un passé qui s’estompe
une lessive sans pitié pour les sentiments
et l’incertitude qui étreint Lire la suite

voguer (partie 2)

L’été dernier, entre deux fermetures de frontières, j’ai eu la chance (entre autre) d’être à bord d’un voilier, et de longer la côte novégienne entre Tromso et Trondheim. Retour en poésie visuelle sur ce voyage dans la vidéo qui suit.

Dans le souffle qu’on n’ose

Il règne dans l’air qu’on respire
dans le souffle qu’on n’ose
un parfum d’absence qui pèse et enveloppe
De son insistance on borde son chemin
Azurs défunts et onde des champs de lin
balancé par le regard suivi
Roulement de tambour des nuées qui affolent
Vent qui pique quand la bouche goulument
avale la folie
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