Novembre d’outremer


Novembre prolongeait sa sieste
Sur la nappe les reliefs et les moineaux tardifs

D’indolence nous couvions les braises
papillons d’incandescence que le vent déposait
sur le drapé de nos couches
Aux excès des exécrables
nous tenions dans le giron du silence
pour toute révolte
un dialecte du mépris
Pour marque de dignité les narines au vent des cimes
invitant la courbe des vertèbres

On entendait les supplications des marchands de mirages
on guettait l’oracle
mais dans le pré
la peau livrée aux chaleurs tardives
d’or blanc aucun prémisse et qu’importe alors
Dans le bleu du ciel l’alpha et l’oméga
d’autres amours
prenant naissance dans l’étincelle d’une caresse

Dans les salles l’obscurité et la scène déserte
Antigone prise à la gorge et emmurée
et de son misérable exil distiller des élixirs


Novembre étalait un outremer sans rumeur ni turbulence
Dans les tribunes les experts
Du mouvement des leurs lèvres l’inaudible du discours
A l’oreille l’invraisemblance
Et plus tenace encore
le vide et le silence des cieux

Délicates liqueurs
de vos vers percevoir tout à la fois
l’issue fatale et les balbutiements


Les photos sont toutes fraiches du jour. Elles seront encore valables pour les quelques jours qui suivent.

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