Tant qu’il nous reste les mots

Obéir aux consignes du gouvernement. L’injonction encore et toujours. On pourra, sur le bien fondé de ce nouveau confinement ou pas, s’user les dents, les nerfs et la salive, en regard du danger potentiel du virus ou pas, en regard des moyens mis en œuvre pour gérer le virus ou pas. La question n’est pas dans ces doutes là, elle est ailleurs.
En nous dictant, par un discours robotique digne du serpent Ka du livre de la jungle, notre destin cloîtré puis vacciné, Macron tombe définitivement le masque.
Et avec lui, ses compères Castex, Blanquer et Darmanin, Borne.
Aucune surprise d’ailleurs, le ton était donné sur d’autres sujets : sécurité, relance économique, croissance, laïcité, éducation, immigration…
D’un côté un discours ronflant et étudié, profondément moralisateur et culpabilisant, rigoriste. De l’autre des gestes d’aumône et d’humanité pour sauver la face, contraints par le désastre provoqué par les décisions sociétales et économiques prises.

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Etre ici et nulle part

Ce matin là le ciel se déleste
Hors, le regard fouille l’opaque
En, rien dans les lignes du quotidien n’offre des ailes
Même Jean Sébastien peine à chasser le sortilège

Ainsi serions nous hères et pantins
affectés au minimalisme
aux tâches et soumissions
dans l’impuissance d’offrir nos corps à la chose publique
sans risque d’altérer notre bien-être
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Voguer

Un nouveau récit de voyage commence
Quel voyage ? Où? Qu’importe.

Le voyage comme un miracle en temps de covid.
Le voyage où l’Ancre Nomade prend tout son sens. Ni sens des aiguilles d’une montre, ni boussole.
Le premier chapitre qui me vient
, d’instinct, est une restitution d’un carnet de croquis commencé à bord du voilier, tandis que nous avançons sur l’eau. Un carnet qui se prolongera plusieurs jours après le retour. Comme si le mouvement des matières avait imprégné le corps tout entier, entrainant le dessin, de mémoire. C’est ce que je présente ici dans une courte vidéo de 7 minutes