Lorsque la beauté sert de paravent au dérèglement du monde, peut-on dire qu’on fait de l’injonction paradoxale une forme d’art

A tort et à travers
de tout et son contraire
du pire au pas si pire
déblatérant comme on se noie pour qu’on se noie
ils renvoyaient à jets continu d’injonctions paradoxales
le peuple à ses terreurs nocturnes
Les aiguilles des boussoles dansaient la carmagnole
tandis que les farandoles marchaient au pas
De tout cela si peu de bon à attendre
Aussi n’attendons rien

Les couleurs des fleurs du jardin jouent les prolongations
qui s’en plaindrait

de l’avant dans l’après, et pendant ce temps…11 mai 2020

8h45
Ce qui, à postériori,  se dira de ce jour là

Je sortirai si le désir s’en fait sentir
aussi je ne sortirai pas
En faire à mon aise, tel est mon souhait
et puisque l’autorité m’autorise l’échappée
Je resterai à quai
Une manière comme une autre
d’être récalcitrant à la parole officielle

8h45
Voici ce qui aurait pu être dit, mais qui ne le fut pas car les éléments en ont décidé autrement :

Ce matin là celui du jour dit
Ce matin là qui put un temps être objet de désir
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2 mai, aussi drôle qu’un Lieder de Malher

C’était l’aube
et comme un crépuscule
dans l’incertitude du ténébreux
elle n’annonçait rien de suave
telle la diagonale des lignes
parcourue au petit bonheur la chance
dans la presse du jour

De cette aube pourtant
extraire le nectar
et s’enivrer à la volée
afin que l’esprit ne sombre
prisonnier d’une sourde colère
silence rendu coup pour coup aux écrits

Toute ressemblance avec la scène initiale d’un chef d’oeuvre de Werner Herzog est involontaire

aux actes des apprentis sorciers