Sans voix? Pas si sûr…

Edito pour Radio Grésivaudan de ce jour (à lire aussi sur le site radiogresivaudan.org

Ce vendredi matin, je m’attelle à ma dernière livraison avant l’échéance électorale que l’on sait.
Comment qualifier celle-ci? Vote populaire, date fatidique, grande messe démocratique? Ou miroir aux alouettes, mascarade nationale, etc…

Je parcours les titres de mes journaux numériques pour me donner du cœur à l’ouvrage et matière à dissertation.
Je laisse mon regard, rendu las par cette lecture, …lire le texte en entier

… Au bout du compte, que l’Utopie se retrouve Rue du Faubourg Saint Honoré dans des fauteuils Louis XVI, on n’en a quelque part rien à foutre. Parce qu’on sait bien que la réalité brutale aura vite fait de lui tailler des costards et de lui corseter la pensée.
Ce qu’on demande aux idées du progrès aujourd’hui, à cette Utopie sociale, économique et humaine, c’est de courir plus vite dans la tête des gens que le venin des patriotes, de reprendre sa place dans les moteurs de recherche de solution, de faire pétiller de nouveau la pensée.

Lendemains

Ils habillaient
de perles de rosée glanées au petit jour
de morceaux d’arcs en ciel dérobés en cachette
le moindre de leurs gestes
Trinquaient haut et fort
aux lendemains dérisoires
qu’ils traçaient en farandole
L’éclat de rire balancé aux cieux
pour que toujours
leur port reste fier

Construire plus vite que ceux là ne pourront détruire
Et cette tension toujours
Au bas du dos

Dans les traits qui se crispent
Se nichait la puissance des bras de fer… lire le texte en entier

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Les photos qui accompagnent ont été prises en juin 2016 sur les sites de Rheinhafen Dampkraftwerk et sur le site historique de Volklingen

corps transparents

Je visionne ce jour le magnifique travail, diffusé sur Médiapart, regroupant les clichés des 26 photographes de La France VUE D’ICI. Et j’exhume alors de ma bécane ce montage artisanal de 2012, prélude parfois malhabile à mes travaux « vidéo » de ces dernières années. J’ai réalisé ce montage suite à mon épopée solitaire à bicyclette vers le nord, puis l’ouest, puis le sud, dans la moitié nord du pays. Je n’osais pas photographier les gens. De cette retenue, qui pourrait paraître un handicap, j’ai pris le parti de photographier leur absence ou leur « transparence » dans un territoire marqué profondément par leur présence. Je ressens, ce jour, une fraternité avec le travail présenté sur Médiapart, inspiré comme l’était ma modeste contribution artistique, par la beauté du quotidien et des espaces auxquels on ne fait plus attention, un regard tendu par l’urgence face à la montée de la pensée FN.