Retour sur le Québec

Voici une courte vidéo (photo et video).
14mn à grignoter sur le fil du temps.

Elle s’intitule: nous sommes petits et nous avançons doucement dans un monde immense

Une nouvelle livraison de l’ancre nomade, au plus près de la toute dernière itinérance, à vélo, avec Marie B et Michel (de Montréal).

Un mercredi en France

Ce post est une nouvelle mouture d’un article que j’ai retiré et qui me paraissait non abouti.
Je l’ai retravaillé pour l’édito de la semaine de Radio Grésivaudan.

http://www.radio-gresivaudan.org/Editorial-du-25-novembre-au-2-3361.html

Quant à la vidéo qu’il annonçait, elle est maintenant en ligne.

 

nous: particules transfrontalières

particules transfrontalières
nous franchissons
regards tendus vers l’horizon miroir
les limites devenues invisibles

je
demeure
ici ou là
dans de multiples asiles aux langages obscures
que l’agitation des mains des yeux des lèvres
rendent miraculeusement clairs

je demeure
l’éternel étranger de passage
un européen sur chambre à air rotative
un curieux de nature
un évadé de la cage
un traverseur impénitent
scandant les matricules de petites communes
au fil des routes des chemins des ruelles
fondant
les visages irradiés de lumière des fresques toscanes
les vapeurs ténébreuses des fourneaux de la Sarre
les gradins du Millénium et les bas quartiers de Porto
les moules frites de Calais et les jetées de Galice
les bus de Budapest et les rives de Gironde
en un alliage humain inaltérable

merci à Médiapart pour la publication de https://www.mediapart.fr/journal/international/240616/une-defaite-de-la-societe-ouverte

Le temps des cerises

Jadis, ce fut le temps des cerises, des gais rossignols, des merles chanteurs et des luttes fraternelles.
J’y repense , profitant à juste titre d’une retraite à l’ancienne, avant que celle-ci ne soit repoussée aux calendes grecques ou rendue illégitime par nos « réformateurs » successifs .
Et je fais ma trace, avant que l’usure des années ne m’atteigne, en ce jour de semaine dans la neige vierge tombée de la nuit, sur les hauts de Chartreuse. Me parvient la canonnade des Sept Laux, tout à sa lutte contre l’insécurité des pentes chargées de blancheur.
Quoique l’on fasse, l’intranquilité veille donc et rattrape mes pas et mes pensées.
Serais-je un assisté, un profiteur, un immonde jouisseur non méritant, une espèce d’archaïque non productif et peu rentable?… lire la suite : http://www.radio-gresivaudan.org/Editorial-du-11-au-18-mars.html

Premiers pas

Rue des Francs Bourgeois
L’ironie des mots en bandoulière
Je déambule dans l’aube de ma vie
Dans le théâtre de mes premiers pas
Bien avant que ne m’accompagne
Le silence des cimes

L’hiver sans sourciller
Déchante
L’haleine humide et tiède
L’hiver tout de maladive timidité
Se délite
En cataractes promptes et fugaces

De Saint Paul à la rue du Temple
Je cueille les gouttes de l’insolite
Dans les volutes des souvenirs diffus
Qui rend au bitume de mon enfance
Allure de légendes
Peuplées de vieux taxis sévères et d’arrière boutiques mystérieuses

Place
de
la
République

Mes songes se dissolvent
Dans le reflet souillé
Des eaux troubles
Et des larmes déposées

Sur le papier glacé des kiosques
S’affiche le triomphe des puissants
Renvoyant à leur culpabilité
Les natifs des terrains vagues