L’ancre Nomade: regard sur les migrants

J’ai cherché
Au cœur de mes atomes
Vos traces de pas
Balayés par les vents
Et la lente métamorphose des sens

J’ai regardé en face
La peur ancestrale
Celle que votre sang
Dissémina dans mes gestes
Et rendit longtemps mon nom
Si lourd à porter ici

De cette fuite ancestrale
Hors du sol de Pologne
Il subsiste le lien étrange
Qui m’unit à ma terre
Celle que je ne parviens pas
A rendre tout à fait mienne
Et ces fréquents départs à l’aube
L’insatiable curiosité
Pour d’éphémères ailleurs

J’aurais voulu sentir
Ces tous derniers matins
Sourdre des tréfonds de mon âme
Une once de compassion
Mais ni surprise ni peine
Juste l’immuable et le répétitif

En 2008, j’ai peint une série de tableaux « pour Mémoire » en lien avec cette histoire de « racines » qui est mienne.
Parmi eux, « la marche des morts » (tout est dit dans le titre)

acrylique 45x60

On peut aussi relire « Asile », écrit il y a deux ans. C’est peu de choses, c’est autre chose.
https://jeanmarcfeldman.wordpress.com/2014/07/22/asile/