bref retour 2

Pour le pourquoi, le comment de la rubrique relire le préambule de bref retour 1, sinon c’est par là.

2006 / pastel huile 15×25 cm / carnet onirique alt 2334m
2006 / pastel huile 15×25 cm / carnet onirique alt 2536m

Je cherchais les correspondances
Des trains en partance
Sur les horaires délavés
D’avoir trop servi
Ou l’oubli au fond des poches
Et les aiguilles de la Grande Horloge
Se brouillaient entre elles
Confondant les temps passés et le présent
Mes semelles de battre le pavé
S’étaient chargées d’enclumes
Que les fous
Avaient semé
Au cœur de nos hivers
Sous les fenêtres
Où enfants
Ils appelaient en vain
Le secours de leur père

Extrait de « ode pour un stylo neuf » janv 2015
JM Feldman

bref retour 1

Brefs retours…en arrière, parce qu’internet nous fait plonger dans l’instantanéité, nous cherchons à aller toujours plus en avant, ajouter toujours plus. Ainsi, de l’empilement malgré tout nécessaire de nos mots et de nos traces, les couches plus anciennes disparaissent et de leur importance nous oublions le sens.
Pourtant, nous ne faisons en fait que d’éternels passages au point de départ et j’aurai pu appeler cette rubrique « du circulaire de l’existence ».
Brefs retours parce qu’il est des travaux anciens, pour ma part graphiques, qui ressortis de leurs cartons, me parlent, avec l’âge, d’une vigueur nouvelle et me rappellent que je fus peintre.
Rubrique donc de « flash back » picturaux et poétiques.

2006/ pastel huile 15×25 cm / Est Chartreuse
2006/ pastel huile 15×25 cm / falaises

…Est ce donc la grise mine du ciel
et ces lourdes nuées de pénitent
Est-ce le sort jeté
aux héros de voltige
au mystérieux de l’artiste
Ou les cartes en morceau
éparpillées aux bourrasques d’avril
recollées par décret au petit bonheur la chance…

extrait de « on pourra », mai 2010
JM Feldman

Nous ne sommes pas dupes

Depuis plusieurs années ce blog héberge mes billets d’humeur et cette exaspération qui transpire dans certains de mes poèmes. Dans la catégorie « un monde à l’ouest », je dépose des chroniques qui serviront d’éditorial au site internet de Radio Grésivaudan, radio locale et associative qui approche ses quarante ans de vie malgré vents mauvais et coups bas.
Ce préambule pour vous avertir du caractère ouvertement politique du texte qui suit, au cas où…

C’est l’histoire de notre monde. D’une duperie magistrale.
D’un côté les discours officiels. De l’autre la vie réelle des gens.

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Entre parenthèses

29/04/2021 Grenaille d’eau douce sur table en bois

Une grenaille d’eau douce
avec obstination sur nous
à l’oblique
s’abat
Relevant de leur exil
songes et chimères
elle me force au repli

Suis-je étendu au cœur d’une lande de bruyère
chaque parcelle du corps épousant d’une terre le sable les bosses et les creux
Pour seul interlocuteur le vent bavard de mes pensées
Chaque muscle chaque os tétanisés et ma carcasse clouée au sol

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la vague les emporte

Particules transfrontalières
nous franchirions
regards tendus vers les brumes d’horizon
les limites devenues invisibles

Je demeure ici ou là
dans de multiples asiles
le curieux par nature
l’évadé de la cage
le franchisseur de clôtures

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Toute l’incertitude

23/04/2021 retrouvailles

Un rien de l’air frémit
Peut-être un vent léger qui s’oublie
et au travers des mailles
se fait sonneur et libertaire
te retient pour l’instant à l’écart des vacarmes
t’entraine et dépose ta présence
sur ta terre
D’une fidélité
te rappelant au serment
toi le nomade de sang

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Une procuration

L’avancée des falaises
s’invitait sur le lit des sillons
C’était l’heure de l’oblique
des ritournelles de nuages annonciateurs
leurs transes par dessus les lignes de crête
des dernières douceurs du jour
Et la pénombre s’immisçait…

A suivre une vidéo poétique de 2 minutes, faite dans l’instant.

Les mots vagabonds (4)

Il s’en faudrait de peu que
dans l’œil qui si souvent fixe la fenêtre
s’égare le langage
L’œil dans sa solitude
peine par-delà le verre
se dépose sur quelques pâquerettes
l’hirsute d’une herbe qui tarde
L’œil qui fixe la fenêtre
quête dans le vague
les primes brises du premier souffle
et l’élan des mots vagabonds

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les mots vagabonds (3)

septembre 2012 et 2014 / asphalte

J’entends les mots qu’ils prononcent
quand à l’heure précoce
ils racontent le monde
Chaque lever cette rumeur du dehors
l’uniforme des formules
l’obsession à force de répétition
Et ce vocabulaire et le phrasé m’enveloppent
occupant du binaire l’espace de la pensée
Dans l’esprit les actes qui emprisonnent
Dans l’esprit la paresse empoisonne

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des promesses à tenir

Novembre fut d’outremer et du désordre
on savait l’insistance

Et cette saison qui déraille
Un reste de janvier qui danse en plein avril
Misère
A nous quel vin de joie quand le cep rend les armes
A nous quels délices sucrés quand aux fleurs à peine nées
sans appel d’un mauvais blizzard l’outrage est consommé
Il est des plaisirs de palais qu’on aime à convoquer
quand des diètes de l’esprit l’iniquité perdure

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